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Arbre A Pain

Occupation
Dans toute relation, il est important d'accomplir des rituels pour préserver la paix pour s'enraciner et pour créer une ligne decommunication (Sebonfu Somé)
October 03

Le 3 Octobre 2006

L'association Arbre A Pain organise
Pour la rentrée universitaire
un lewoz
ce vendredi 6 octobre 2006
A 21h00
A Mont Saint aignan à la salle Ronsard
Près de la Pléiade
 
 
Le lewoz est un rassemblement festif populaire au son du tambour  où tout le monde danse, où tout le monde chante au rythme de la vie et du plaisir d'être ensemble. On vous attend tous nombreux....
July 10

La Fête Nationale en Normandie

Association Loisirs Animation Jeunesse (ALAJ)
Des Grandes Ventes
 
invite
 
vendredi 14 juillet 2006 à 14h30
Place du Marché
 
L'association Arbre A Pain
 
Qui se produira
Dans le cadre d'un pique-nique geant
 
Nous tenons à remercier Nicolas Bertand conseiller municipal de la commune pour son invitation
 
 
 
May 18

Artisans du monde

Artisans du Monde
1er réseau de commerce équitable en France fête
la sixième quinzaine
du commerce équitable
 

La quinzaine du commerce équitable aura lieu du 29 avril au 14 mai 2006.  Il a été créée il y a six ans par les principaux acteurs du commerce équitable réunis au sein de la Plate-forme française pour le commerce équitable (PFCE).

Cet événement est un moment privilégié pour sensibiliser la population à l’existence de ce système économique à visage humain, respectueux des droits de l’homme, de l'environnement et au service d’un véritable développement durable.

Forte de conférences, de débats ou encore de représentants de producteurs aux témoignages irremplaçables, la quinzaine a joué un rôle certain dans la notoriété du commerce équitable.

http://www.artisansdumonde.org/

 

L'Arbre A Pain aura l'honneur de cloturer cette quinzaine pour l'association Artisan Du Monde de la Région Haute Normandie près de Rouen (Saint léger du Bourg Denis) par un spectacle

Ce samedi 20 Mai à 20 heures

dans le cadre d'une soirée : discussion exposition, reflexion et

un diner spectacle

au prix de 15 euros

Venez nous rejoindre pour cette soirée

 

May 10

10 mai 2006 cinq ans après la loi Taubira

Pour la première année de la commémoration de l'abolition de l'esclavage nous vous offrons cette chanson de Gwoka de Zagalo
 
Sé son a gros tambou la C'est le son du gros tambour
Ki mété limié ki en nou Qui a mis la mumière qui est en nous
Ki fé nou gangné on combat Qui a fait que nous avons gagné un combat
Foss et couraj' orgeuil et volonté Force et courage orgeuil et volonté
 
On pati léssé vi a yo Une partie a laissé sa vie
Avew sang a yo nou signé libération Avec leur sang nous avons signé la Libération
Nou goumé nou goumé Nous nous sommes battus
Nou pren coup, nous léssé coup Nous avons pris et donné des coups
Neg mô neg tchouyé moun Des nègres sont morts des nègres ont tués
Nèg fé nègmarron Des nègres sont devenus des negmarrons
 
Sé un combat ki red mes frer' C'est un combat difficile mes frères
Mé sa té vo la pen Mais cela valait la peine
La souffrance fé yo tombé en bois La souffrance les a amené dans les bois
Pou yo té chéché Liberté Pour retrouver leur liberté
Yo kryé yo Negmarron Ils ont criés qu'ils étaient des neg'marrons
Yo lessé on consolation Ils ont laissés une consolation
Yo crée on consolation Ils ont créés une consolation
Sé té gros tambou la C'était le gros tambour
Gros tambou la sé contact Le gros tambour c'est du contact
Y mété neg' en laisons Qui a mis les nègres en liaison
Son a tambou la ki sonné : Rassemblement Le son du tambour qui a sonné : le rassemblement
 
Rythm' a tambou la sé parole Le rythme du tambour c'est la parole
Y sèvi éléphon' pou le combat Il a servi de téléphone pour le combat
Ka ki nèg sé vou sé mwen Qui est nègre c'est toi, c'est moi
Ou pa bisoun vini fou Pas besoin de devenir fou
Yo di antillais pani race Ils ont dit que les antillais n'avaient pas de race
En vein' an mwen ini sang à nèg Dans mes veines coulent le sang des nègres
 
Gueule en mwen élévè
Chivé en mwen gréné Mes cheveux sont crépus
Pô en mwen nwé Ma peau est noire
Dent en mwen Blanc Mes dents sont blanches
Pié en mwen plate Mes pieds sont plats
 
En vein' an mwen mwen tini sang a nèg. Dans mes veines j'ai du sang de nègres
Pou soufé ou ja soufé nèg Pour souffrir tu as souffert Nègre
Pou mise' ou ja vwé misé nèg. Pour le misère tu as vu de la misère Nègre
Just alé race en nou ka mô Jusqu'à aujourd'hui nous race meure
Gadé Afric ini dé koi pléré nèg. Regarder en Afrique il ya de quoi pleurer
Ki race ki pli solid solid sé Nèg Quelle est la race la plus solide c'est la nègre
Ki sorti en race à zanimo Sortie de la race des animaux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
April 26

Les Musicales Bolhardaises 2006

 

La commission Municipale des Loisirs de Bosc le Hard organise pour la 6ème année consécutive

les Musicales Bolhardaises.

 

Le 1 Mai 2006 à 14h30

Dans le cadre de ces rencontres musicales

Le Groupe Arbre A pain

sera fier de presenter son spectacle

Chants

Danses

Percussions

Aux vibrations du GwoKa

 

 

 

 
 
 
 
 
February 18

Origines et buts

L’association Arbre à Pain est née de la volonté d’établir un lien pour les étudiants avec des professionnels de divers secteurs d’activité.
 
Créée au printemps 1997, cette association a pour but d’accompagner des étudiants de tous les horizons afin de leur permettre  de mieux s’insérer dans la vie universitaire, ainsi que dans leur nouvel environnement. Arbre à Pain se veut une association chaleureuse et conviviale. En effet, son but premier est de recréer, pour tous les étudiants de l’Université de Rouen, une atmosphère familiale, et de leur redonner les repères et l’encadrement qu’ils pouvaient avoir chez eux.
 
Le vecteur de l’Arbre A Pain  est la musique et la gastronomie. C’est dans cette optique que l’association tient une permanence le vendredi soir, dans les locaux de la Communauté Chrétienne Universitaire et à la pléiade cité universitaire, avec répétitions de gwoka, chants et danses.
 
La pérennité tient à la présence d’un noyau de personnes. Nous sommes toujours confrontés au problème de renouvellement de nos membres. En effet, les étudiants sont toujours de passage à Rouen. Chaque année est un recommencement, un travail  pour constituer une nouvelle équipe, de nouvelles idées.      
 
En premier lieu, nous intervenons toujours en tant que prestataire de service, les étudiants d’Arbre à Pain se sont vus confier diverses réalisations, pour toutes sortes d’animations afro antillaises ou pour la vente de produits.
 
En second lieu, par notre propre initiative l’association a organisé d’une part sa foire artisanale d’autre part son éternel chanté noël. Ce dernier demeure notre événement incontournable, et constitue notre véritable réussite : Participation des invités, soirée où se croisent toutes les générations de toutes les couleurs.
 
Nous participons à de ombreuses manifestations collectives de soutien. Ces interventions peuvent être bénévoles. 
 
Dans l’ensemble ce qui nous caractérise reste notre diversité culturelle et actions de ses membres, même si nous sommes devenus un groupe averti de Gwoka.
 

Ainsi, vous pouvez donc nous contacter pour des spectacles :

      • nous chantons
      • nous dansons
      • nous jouons du tambour gwoka
      • nous transmettons notre joie, la vie dans un plaisir de partage

 

 
 
 
September 24

Les origines

 
L'HISTOIRE
 
Parler du Gwoka, c'est parler d'une expression musicale qui a vu le jour dans les souffrances de l'esclavage, qui a été interdite, réprimée, qui a marronné en prenant des " chimen kosyè ", qui a résisté pour accompagner ce peuple vers son destin lui servant comme le créole guadeloupéen tantôt de béquille tantôt de lance enflammée
 

Autrefois, le "gwoka" était joué par les esclaves des plantations les jours de fête, sur des tambours "ka" typiquement guadeloupéens fabriqués avec des barils de morue ou de viande salée.

 

Depuis les années 70, chanté en créole par un soliste et un choeur, il est devenu le symbole de la culture guadeloupéenne revendicative, en particulier lors des grandes grèves des travailleurs de canne à sucre.

"Musique de nègre-marron", "musique de vieux nègre", Les neg'marrons étaient des personnes à l'époque qui fuyaient les mauvais traitements et les plantations pour se réfugier dans les montagnes. Ils avaient choisi la Liberté.

 

le Gwoka et ses sources africaines ont été longtemps méprisés par les promoteurs de l'assimilation : les pères Blancs en particulier.

 

Il s'agissait, comme le dit le père Céleste, d'une musique "pas très catholique" où le dialogue qui cherche à s'établir entre le musicien et le corps du danseur, s'oriente vers la transe et l'érotisme plus que vers des attitudes de moralité convenue.

 

"Le tambour du vieux nègre chante dans la misère", dit Guy Konket qui diversifia les rythmes, et le "lewoz", danses et chants du gwoka scandés par les tambours, "c'est la transpiration, la douleur de la chair humaine".

 

Les anciens, Napoléon Jernidier dit "Carnot" et Napoléon Magloire, jouent et approuvent. 

 

Marcel Lollia dit Vélo (1931-1984) virtuose et génie du ka, a dit sur l'origine du GwoKa " An pa sav. Avé l'esklavaj nou soufé onlo, mé avè GWOKA la nou pa ka soufé ankô" Soit " J'ignore d'où et comment me vient cette musique. Nous avons beaucoup souffert de l'esclavage mais avec le GWOKA nous finirons de souffrir"
 
LES RYTHMES

Dès le 18ème siècle (selon Emma Monplaisir) les danses essentiellement africaines (danse congo, danse du serpent) avaient complètement disparu pour laisser place aux danses en soliste ou de couple dont la plus célèbre était le "calenda".

Les rythmes du gwoka se sont élaborés au fil des années. Ils se composent actuellement de sept "konnyé" rythme de base auxquels correspondent 7 façons de chanter et de danser. Ils ont pour noms :

Le Toumblack

C'est le plus connu qui est aussi danse de l'amour avec ses postures suggestives. Se rapprochant du "calenda", il rappelle les danses de la fertilité en Afrique (le "toumblak" devient "toumblak chiré" quand le rythme s'accélère jusqu'à l'envoutement).

le Kaladja

Danse de l'amour (triste) - chagrin ("lenbé") ou événement triste.

Le Graj

Danse de travail dont les mouvements évoquent les différentes phases de la fabrication de la farine de manioc.

Le Mendé

Elle est aussi un rythme et une danse de carnaval. Il symbolise l'évasion collective. Ce rythme incite à la marche et au défilé.

Le Woulé

Sorte de valse piquée appelée aussi "ballon", était autrefois dansé avec un foulard (danse de travail).

Le Pajanbel

Rythme et danse de travail qui rappellent les mouvements saccadés des esclaves des plantations.

Le Lewoz

Il est sans doute le rythme le plus complexe et difficile à exécuter. C'est aussi une danse d'incantation probablement désacralisée et provenant des sociétés secrètes à l'origine des révoltes aux XVIIIème siècle.
L'origine de son nom est aussi énigmatique que celle du "ka" ou du "gwoka".
Une variété du "léwoz" traditionnel "indestwas" dénommé alors "léwoz jabren" est plus récemment apparu avec de "gran joua" comme Carnot, Baguy, et Conquet

 

DESCRIPTION DE LA MUSIQUE

Le "gwoka", musique répétitive repose sur de nombreux éléments récurrents que sont surtout la forme du rythme du "boula", les battements de mains et les phrases mélodieuses du chœur (répondè).


Cependant, grâce à l'improvisation et le retour constant à la norme le "gwoka" prend souvent un caractère envoûtant. Récemment encore on pouvait voir des danseurs dans un état second proche de la transe. Les mélodies sont généralement construites sur un mode pentatonique (les spécialistes s'y reconnaîtront), ce qui n'empêche pas certains chanteurs d'utiliser quelque fois d'autres échelles et registres.


L'art de l'improvisation représente un des fondements du gwoka. Chanteurs, danseurs, et tambourinaires ont toute liberté pour s'y livrer à condition toutefois qu'ils respectent le tempo de la musique et ne rompent pas la chaîne harmonique.

Le Chanteur

Dans le "gwoka", le chanteur tient une place prépondérante et de ce fait doit faire preuve de "lokans"d'éloquence. Il est en quelque sorte le chef d'orchestre qui dirige les choristes et les "tanbouyé", n'hésitant pas à les encourager ou à les réprimander s'il n'est pas satisfait de leur prestation. Le texte de ses chansons traite généralement de la vie quotidienne du peuple.
Les premières paroles de son chant qui constitue ce qu'on pourrait appeler avec imprécision "le refrain" seront reprises par les choristes qu'il sollicitera en chantant avant de faire de même pour les tambourinaires ou "tanbouyé

Les Choeurs/ Les répondés

Le chanteur a toujours à ses cotés un petit groupe de gens fidèles, experts comme lui-même et qui sont chargés de lui donner la réplique, donc de répondre le plus juste possible.

Les tambourinaires/Les tambouyés

Les "tanbouyé" sont normalement au nombre de trois (2 "boularien" et 1 "makè") même si aujourd'hui plusieurs groupes en mettent plus. Le chef des "tanbouyé", c'est à dire le "makè" tient le rôle de soliste et frappe sur le tambour au son le plus aigu tout en étant assis sur un petit banc, son instrument placé devant lui. Il semblerait qu'autrefois il se tenait lui aussi à califourchon sur son "ka", et que VELO ait été l'initiateur de la nouvelle formule.

C'est en générale le "makè" qui s'exécute le premier pour lancer le morceau sous l'injonction du chanteur. Les autres tambourinaires produisent un son grave assis à califourchon sur leur instrument. Ils ont la lourde responsabilité, tels des métronomes, de maintenir le rythme de base afin que le soliste puisse s'exprimer. Il arrive souvent que la virtuosité du "makè" touche ceux qui écoutent au point de leur donner des frissons ou de leur mettre les larmes aux yeux, d'autant plus qu'un véritable dialogue s'établit entre le "makèet le "dansè", évoquant tantôt la complicité, tantôt la lutte.

Les Danseurs

C'est une danse de l'improvisation, une communion avec le marqueur. Elle est un mélange de sensualité et de combat où il feint de tomber (comme dans la vie) Mais il relève toujours et affirme la liberté, la joie qu'il l'anime.

 

 
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